archerie traditionnelle asiatique


Vahé Zartarian

juillet 2017



Tir à l’arc à cheval, archeries mongole, perse, turque, arabe, chinoise, mandchoue, coréenne, etc., autant de pratiques que je regroupe ici sous l’appellation: archeries traditionnelles asiatiques. Bien que présentant entre elles quelques différences, elles ont énormément en commun, et diffèrent en revanche grandement des pratiques occidentales, qu’elles soient traditionnelles (longbow à l’anglaise par exemple) ou modernes (arc de chasse monobloc ou à poulies, arc olympique, etc.). Pour moi, la manière asiatique de pratiquer l’archerie est la plus naturelle qui soit, vieil atavisme sans doute. Elle se caractérise notamment par:

– un arc court et léger, sans fenêtre de tir;
– une prise de corde avec le pouce protégé par un anneau;
– une grande voire très grande allonge (30 à 36 pouces), jusqu’à l’oreille voire jusqu’à l’épaule.

Les variantes des différentes traditions permettent à chacun d’y trouver son compte en fonction de ses goûts et de ses particularités physiques: tir à l’arc à cheval et tir rapide à la hongroise, tir sur cible à 145 mètres dans la pratique coréenne (petit arc très dynamique et grande allonge), tir de pénétration à courte distance (archerie mandchoue avec un arc plus grand, des flèches longues et lourdes, et une très grande allonge), tir à plusieurs centaines de mètres (archerie turque avec un arc petit, des flèches fines et légères, un allonge moyenne), etc.

On trouve maintenant facilement et à des prix corrects des arcs modernes (laminés bois et fibre de verre ou fibre de carbone) pour de telles pratiques sous les rubriques: horsebows, arcs à cheval, etc. Appellations réductrices sachant que ces pratiques concernaient traditionnellement autant l’archerie à cheval qu’à pied.

En revanche on ne trouve pas de manuel posant les bases et rentrant dans les détails de ces pratiques. J’ai réuni pour mon propre usage dans un seul document diverses informations trouvées sur le web. J’ai décidé après-coup de le partager. Le voici brut de fonderie, c’est-à-dire en anglais et sans souci de réaliser une synthèse:

asian_archery_manual.pdf

Certains seront surpris que le kyudo ne figure pas en bonne place dans ce panorama. Pour en avoir fait un peu il y a longtemps, je considère qu’il est trop différent des autres pratiques mentionnées, notamment par la forme de l’arc et le côté exagérément cérémoniel.

Une dernière remarque concernant l’équipement. Avant de se lancer dans l’achat d’un arc dédié (KTB, mongol, chinois, turc, hongrois ou autre) sans trop savoir s’il convient à ce qu’on veut faire, ni si l’on convient à ce qu’il peut faire, je recommande de commencer par un équipement simple, pas cher, mais suffisamment performant pour permettre d’acquérir les bases:
– pour une cinquantaine d’euros, l’arc rolan snake est idéal: il supporte une allonge maximale de 32’’; très résistant, les branches peuvent difficilement se vriller à cause d’une mauvaise manœuvre; le modèle de puissance 22 livres, mesurée à l’allonge standard occidentale de 28’’, offre une puissance réelle d’une trentaine de livres à 32 pouces;
– les flèches Win&Win challenge de spine 500 ou 600 conviennent bien avec leurs 33’’ de longueur;
– pour l’anneau de pouce, je recommande de prendre le temps de s’en bricoler un à partir d’un bout de tuyau en pvc comme je le suggère dans le document et comme on peut le voir sur diverses vidéos que l’on trouve sur internet (par exemple https://www.youtube.com/watch?v=Ct6YV2T3YSo )



 

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