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Avertissement
Ce
document a été rédigé en août 2000 en tant que
note préparatoire au livre destiné
à préciser mon projet de
laboratoire de création et d'expérimentation de futurs possibles.
C'est donc une note de travail qui montre le cheminement de ma recherche et qui
n'est évidemment pas aussi aboutie que le livre lui-même. Chemin
faisant, mes idées se sont notablement enrichies et précisées,
et je suis parvenu à les exposer de manière plus simple et plus
claire. Mais la vision qui sous-tend ma démarche et les idées
directrices majeures sont déjà présentes. Je vous livre
cela "brut de fonderie", avec toutes les imperfections d'un travail en
cours, en vous souhaitant d'y trouver de quoi nourrir vos rêves du
futur...
D'autre part, j'adopte la convention suivante :
- le
terme 'homme' en minuscules et italique désigne l'espèce
humaine actuelle ;
- le terme 'HOMME' en majuscules et italique désigne
l'homme métamorphosé ;
- les termes 'homme' et
'femme' en minuscules désignent respectivement les représentants mâles
et femelle de l'espèce humaine actuelle ;
- les termes 'HOMME' et
'FEMME' en majuscules désignent respectivement les représentants mâles
et femelle de la nouvelle espèce.
Tout ça n'est pas parfait,
mais ça a le mérite d'être assez simple et facile à
retenir. Il sera toujours temps de remplacer ces mots lorsque le besoin s'en
fera sentir...
Je me rends compte que dans les notes précédentes je n'ai pas suffisamment bien distinguer ma vision du monde futur, du chemin pour l'atteindre. Cette note est donc plus spécialement consacrée à donner quelques aperçus de cet HOMME et de ce monde dont je rêve (et d'autres avec moi je l'espère, sinon ce ne sera pas le futur que je décris là mais un nouveau cadavre voué au cimetière des utopies !). Je ne reprendrai pas bien sûr tout ce que j'ai déjà. A lire donc avec en tête tout ce qui précède
Avant de donner de nouveaux aperçus de mon rêve, je voudrais
commenter une remarque que m'a faite Alain il y a quelques mois en réaction
à ma note 2 :
" Il existe un danger, de mon point de vue, à
s'engager dans des expérimentations selon une démarche volontaire.
'Je veux prendre conscience de ma réalité aquatique' est aussi
nocif que de vouloir traiter la vie animale selon les règles
d'optimisation du profit, ou vouloir modifier la psychologie tchétchène
à l'explosif. L'heure est venue de mettre en pratique ce que Jésus
disait à son Père : 'Ce que je fais, Tu le fais, ce que Tu veux,
je le veux' (je ne garanti pas l'exactitude du dialogue, mais dans l'esprit, ça
approche). Nous sortons à grand peine de l'ère de la Volonté,
homme contre nature, homme contre homme, ne rentrons pas dans celle du moi
contre moi. La lyse est une maturation naturelle. Jouons avec la vie
naturellement (c'est-à-dire avec sincérité), observons-la,
apprenons à la ressentir, éveillons-nous à ses potentialités,
expérimentons lorsque nous nous sentons prêts et que les
circonstances le favorisent, alors nous atteindrons notre niveau de mutation en
toute simplicité, peut-être sans nous en apercevoir. Je reconnais
que cette démarche contredit absolument les rituels d'accession à
Polytechnique. "
Pour comprendre comment je me situe par rapport à
ce discours, il me faut montrer les différences qui existent entre la
passivité, une démarche intentionnelle, et le volontarisme.
La
passivité consiste à attendre que les choses se décident
d'elles-mêmes en dehors de soi. Cela peut donner des résultats
quand on appartient à de grandes organisations comme des armées ou
des églises (comme disent les jésuites : se laisser mener par dieu
comme un cadavre). Mais c'est un fait d'expérience que cette passivité
comme règle de vie personnelle ne mène en général à
rien. Elle est de plus tout à fait contraire à notre philosophie
du Jeu de la Création.
Attention toutefois à ne pas confondre
cette passivité avec le non-agir taoïste. Lorsqu'un taoïste dit
par exemple que " si tu as un ennemi, assieds-toi au bord de la rivière,
tu verras un jour passer son cadavre ", il exprime simplement sa compréhension
de la nature humaine dans cette situation particulière. Car cette
personne qui se crée des ennemis a certainement beaucoup de haine en
elle. C'est cette haine qui va la dévorer et la conduire à se créer
des situations dont elle finira par ne plus pouvoir sortir. Quant au taoïste,
son choix du non-agir est délibéré et ne résulte pas
d'une abdication de son pouvoir et de sa liberté.
Dans une démarche
intentionnelle, l'important est ce qui se passe au plan de l'esprit : une pensée
est créée, et si elle n'en rencontre pas d'autres qui la
contredisent (en soi ou à l'extérieur), elle s'incarne tout
naturellement. Tout l'univers semble 'conspirer' pour qu'elle se réalise,
pour reprendre le mot de Paul Coehlo. C'est aussi simple que le savoir-faire que
nous avons pour transformer l'intention de lever le bras en le fait que le bras
se lève. Tous les innombrables détails qui vont faire que
l'intention va se réaliser n'ont quant à eux pas grande
importance. Je n'insiste pas, c'est l'essence du Jeu de la Création.
La
démarche volontariste insiste au contraire pour forcer la réalisation.
Cela devient une lutte contre tout, puisque tant que l'idée n'est pas réalisée
tout s'oppose à elle. En quelques sorte elle doit jouer des coudes pour
se créer un espace où exister. Au lieu d'accomplir un travail intérieur
pour éclaircir ses intentions, on passe son temps à s'agiter à
l'extérieur. Au bout du compte, même si le projet est en apparence
une réussite, trop de dégâts sont causés chemin
faisant pour que ce soit durable et surtout vécu intérieurement
comme une vraie réussite : cf. toutes les révolutions, cf. les
vies souvent lamentables de la plupart des milliardaires, sportifs et autres qui
se proclament des self made men.
Pour moi, il est clair que l'HOMME ne peut se faire ni par la volonté
ni par la passivité. Nourrir le rêve m'apparaît capital,
faute de quoi l'on perd le sens de ce que l'on est venu faire sur Terre. Comment
avoir envie de rester sur cette planète si l'on n'arrive pas à se
rêver heureux dans un monde heureux ? Et puis du rêve il faut passer
à l'acte. Mais attention, il ne s'agit de se focaliser sur l'objectif
pour en forcer la réalisation, faute de quoi l'on risque de se perdre au
lieu de se trouver. Il s'agit :
1. de ne pas se laisser entraîner dans
des rêves qui ne sont pas ou plus les nôtres (par exemple les
cyborgs et autres clones, ou bien les aspirations à un retour à la
Tradition) ;
2. de créer des conditions favorables, d'accompagner le
changement que l'on sent à l'uvre en soi ;
3. d'éviter
les dérives de l'imagination, car rêver ainsi n'a pas pour but de
sortir du monde mais bien de s'incarner ;
4. de réapprendre à
jouer avec ses croyances, avec son corps, avec la nature, bref avec la vie.
Voilà
pourquoi expliciter le rêve est indispensable et qu'on ne doit pas se
contenter d'un vague 'adviendra ce qui adviendra'. C'est ce qui donne sens à
la vie, au double sens de signification et de direction vers laquelle orienter
nos expériences. Ensuite le but sera atteint lorsqu'on cessera de le
viser. C'est-à-dire qu'au lieu de se focaliser sur l'objectif (l'HOMME),
l'on fixera son attention sur le chemin (notamment les cocréastères),
et la métamorphose finira par se produire d'une manière
surprenante, et pas forcément telle qu'on la pensait initialement car le
fait de marcher sur le chemin aura fait découvrir de nouvelles possibilités.
Remarque préliminaire : ce sont justes des 'flashs' qui complètent tout ce qui a été déjà dit et pour lesquels je n'ai fait aucun effort littéraire
extérieurement, en survolant la planète pas
d'artefacts humains visibles :
- pas de routes, de rails, de bâtiments,
de villes, d'usines
- pas de frontières, de pays, ni tout ce
qui va avec : états, gouvernements, administrations, armées, églises,
etc.
- pas de traces d'actions de l'homme sur la nature, c'est-à-dire
en particulier pas de champs cultivés, pas de jardins, sauf en quelques
endroits où le Minéral, le Végétal et l'eau semblent
agencés à dessein comme des uvres d'arts.
- beaucoup
d'arbres, moins de déserts, beaucoup d'animaux, et de temps en temps des êtres
d'apparences humaines, nus pour la plupart, qui ont fière allure, et qui émanent
beaucoup de tranquillité, d'amour, de sagesse.
- la plupart des HOMMES
se rencontrent dans des petites communautés très clairsemées
de 200 membres maximum, mais beaucoup aussi cheminent, seuls ou en petits
groupes de 8-12 membres, et sont vus même chevauchant des animaux.
-
pas de travail ni d'économie, car les activités ne sont pas tournées
vers la subsistance, d'une part parce que les besoins ont considérablement
changé (l'esprit habite tellement le corps que ce dernier n'a plus besoin
de nourritures solides : voir plus loin), d'autre part parce que la faible
densité de population et le pacte de coopération avec Gaïa
font que tout est disponible en abondance.
intérieurement, dans un corps d'HOMME
- même
si sa forme n'a pas beaucoup changé, le vécu intérieur du
corps est très différent : cf. note 2 (en particulier le
corps-eau, la vision 3D, l'androgynie, etc.).
- disparition du langage
verbal pour les communications habituelles qui se font désormais
directement par 'bulles des sens' (ce qui permet également à des
gens dispersés de tenir des réunions, de communiquer avec les
animaux et les plantes
).
- plusieurs formes de langage continuent néanmoins
d'exister, par exemple pour chanter, que ce soit comme activité
artistique ou thérapeutique ('chant dans le corps'), ou pour raisonner
(mathématiques
).
- une très grande clarté intérieure
due au fait que l'esprit n'est plus encombré de peurs et qu'il projette
plutôt sa nature joyeuse, joueuse, libre, créative, aimante.
-
disparition de la cacophonie de l'astral.
la gestation
- la conscience est très active sur de
multiples plans, et les souvenirs associés seront conservés plus
tard : conscience de l'âme qui s'incarne, de ses motivations, de
l'agencement de la personnalité future
; conscience intermittente
dans le corps du ftus, avec une réceptivité aux sensations
intérieures et extérieures ; communication avec les géniteurs
(qui ne 'pondent' pas un nouvel HOMME mais accueillent en conscience une
âme) et éventuellement d'autres incarnations présentes.
-
des expériences d'amour néo-tantrique entre le père, la mère,
et le ftus facilitent l'ouverture des canaux de communication, et préparent
l'accouchement (voir note 2).
la naissance
- le but de la préparation néo-tantrique
est de faire en sorte que l'accouchement se fasse sur un orgasme de la femme et
pas dans la douleur ;
- la naissance est vécue dans un grand bonheur
par la mère comme par l'enfant.
- ceci est facilité par le
fait que la durée de la grossesse est raccourcie, tous les enfants d'HOMMES
étant en quelque sorte des 'prématurés' par rapport aux
enfants d'hommes ; les bébés étant plus petits, ils
traversent très facilement le col de l'utérus et le vagin ;
ensuite ils passent leurs premiers mois comme des 'bébé-kangourous',
collés au ventre du père ou de la mère (voir note 2).
-
en cas de problème au moment de l'accouchement, l'âme a la liberté
de choisir de ne pas vivre la naissance et de n'intégrer le corps qu'après
coup, voire pas du tout.
l'enfance
- bien qu'étant capable de se focaliser très
intensément sur la réalité physique, et donc d'habiter le
corps de manière très intime, la conscience sait aussi se tourner
vers l'intérieur et conserver ses repères. C'est ce qui permet la
communication directe, la projection de l'esprit, et aussi à la
personnalité de garder un contact étroit avec son identité
totale. De ce fait les enfants ont accès à d'innombrables mémoire.
Ils savent très vite ce qu'ils ont besoin de savoir pratiquement sans
apprentissage (c'est déjà ce qui se passe chez les jeunes
musiciens surdoués, les médiums qui peignent sans avoir jamais
appris ; comparer aussi l'apprentissage de la marche chez l'homme et
chez la plupart des animaux
).
- développement naturel de la
communication directe, aussi bien avec les autres HOMMES qu'avec les
autres espèces, parce qu'il y a authenticité et respect de la
liberté de chacun. Mais cela demande tout de même un apprentissage
d'envoyer et de recevoir des bulles de pensées complexes de manière
'claire et distincte', surtout par rapport à l'incroyable richesse
sensorielle que procure le corps. S'incarner reste une expérience
bouleversante, qui submerge par sa richesse.
- développement équilibré
:des capacités psychiques (communication directe, projection psychique,
etc.) de la capacité à observer sa vie intérieure
(sentiments, émotions, rêves, etc.) du corps des facultés
intellectuelles, car la philosophie, les mathématiques, les sciences
restent une voie d'accès à ce-qui-est, avec une épistémologie
renouvelée. acquisition des règles du JC autant par la pratique
que par la théorie. L'importance de la théorie tient : 1. à
donner les moyens de décoder les expériences de manière
beaucoup plus subtile que ce que nous faisons aujourd'hui avec le répétitif
et la souffrance ; 2. d'explorer les limites de ces règles, qui ne sont
que le fruit de notre compréhension du moment et sont donc destinées
à être remplacées.
- éducation collective : tous
les adultes sont susceptibles de jouer le rôle de père ou de mère,
tous les autres enfants sont susceptibles de jouer le rôle de frère
ou de sur.
'initiation créative' c'est-à-dire non
ritualisée, taillée sur mesure pour chaque enfant par rapport à
son degré de maturité (c'est d'ailleurs à lui de décider
quand il se sent prêt), aux défis à affronter, à la
forme à donner à l'expérience. Il s'agit, une fois acquis
tous les outils, de se recentrer sur ce à quoi ils vont servir. Car même
si la conscience de l'HOMME est moins sensible à la perte de repères
que celle de l'homme, l'expérience de la réalité
physique est tellement forte qu'elle en devient envahissante dans les premiers
temps au point de reléguer au second plan les objectifs de vie. Cette
initiation a donc pour but principal de se recentrer sur ses défis et
d'appréhender les moyens de les affronter.
- cette première
initiation peut être suivie d'une autre sous forme d'un 'tour du monde
compagnonique' qui permet d'aller à la rencontre des autres communautés,
avec pour bénéfice secondaire de provoquer un important brassage
de populations. Cela peut conduire à se fixer (pas forcément définitivement
vu que rien ne doit être considéré comme figé) dans
une autre communauté que sa communauté d'origine, ou bien même
à adopter un mode de vie itinérant, seul ou avec quelques
compagnons.
L'essentiel a été dit dans la note précédente.
Cf. en particulier les 'noces cosmiques' et le partenariat créatif.
J'ajoute
que la fraternité est la tonalité dominantes des relations
Humaines. Non pas bien sûr la fraternité des sociétés
totalitaires forcée à grands coups de rituels et d'incantations,
mais la fraternité vécue sincèrement de l'intérieur
: " je t'aime et te reconnais comme mon frère ou ma sur ".
projection de l'esprit
- j'appelle ainsi ce qu'on appelait au 20ème
siècle voyage astral, sortie de corps, ou OBE. c'est le moyen 'rêvé'
pour se déplacer partout (la mer, la terre, l'espace), et dans tout (des
atomes aux galaxies
), sans parler d'accéder à des réalités
non physiques. comme le corps physique n'est plus soutenu par l'esprit, occupé
ailleurs, il n'a pas les mêmes capacités de régulation
(thermique notamment), et il peut même à la limite être mort
(comme dans les NDE). D'où l'utilité du Cocon pour le protéger.
-
les voyages en esprit ne permettent pas de tout faire. En particulier il est
impossible d'agir sur la matière physique. Mais ce peut être une
excellente préparation à un déplacement physique.
projection de l'esprit dans le corps d'autres êtres vivants
-
c'est un jeu très excitant et très enrichissant dont
l'apprentissage doit commencer très tôt : il faut d'abord reconnaître
les animaux (c'est également possible avec les végétaux
bien sûr, mais pas pour voyager !) avec lesquels on ressent les plus
fortes affinités et un grand respect, car sans cela rien n'est possible (ça
rappelle la vieille notion chamanique d'animaux de pouvoir mais très réellement
vécue par tout un chacun) ; il faut établir une relation de
confiance avec l'esprit de l'espèce en général et certains
individus en particulier, car un esprit ne rentre pas dans un corps sans
permission ; de plus, tant de méfaits ont été commis par
l'homme à l'encontre des animaux que tout un travail doit être fait
pour nettoyer les peurs qu'il inspire encore ; il faut enfin se familiariser
avec la manière unique qu'a chacun de créer et d'habiter son
corps, et s'habituer à des expériences peu coutumières
(comme marcher à quatre pattes ou bien se faire dévorer par un prédateur).
-
des jeux extraordinaires sont possibles quand tout un groupe d'Hommes s'investit
dans un groupe d'animaux ; inversement, certains individus très expérimentés
sont capables de se projeter dans plusieurs animaux, jouant par exemple à
vivre simultanément l'expérience de proie et de prédateur
(c'est mieux que la télé et les réalités virtuelles
!).
chevaucher des animaux pour se déplacer physiquement sur de
longues distances, ou pour franchir des passes difficiles,
- il est tout à
fait possible de demander l'aide des animaux. Mais il doit être clair que
cela n'a rien à voir avec de la domestication, et encore moins du
dressage ! C'est une collaboration où la liberté et le bien-être
de l'animal priment. Il faut donc établir un accord au cas par cas. Si
l'animal ne trouve pas intérêt et plaisir dans la relation, alors
ce n'est pas la peine d'insister. les espèces qui ont longtemps fréquenté
l'homme sont évidemment les plus coopératives, même
redevenues sauvages : chevaux, chiens, éléphants, dauphins
Tous les animaux sont susceptibles de jouer ces jeux, même ceux jugés
les plus féroces : tigres, requins, etc. Il est toutefois évident
que les espèces les plus indépendantes ne coopéreront pas
si facilement. Ce n'est pas qu'il soit plus dangereux de chevaucher un tigre
qu'un chien. C'est que ce gros chat de tigre mène sa vie sans trop se
soucier des autres. Si ce qu'il a à faire coïncide avec les désirs
de l'HOMME, alors pourquoi ne pas faire un bout de route ensemble. Mais
si c'est pour interrompre sa sieste, alors là, pas question ! quand on se
déplace à pied, que ce soit pour un court ou un long trajet,
toutes sortes d'animaux peuvent nous accompagner, juste pour le plaisir de
gambader et de chanter ensemble, bref d'exprimer le bonheur d'être
ensemble et de s'aimer.
L'essentiel a été dit dans la note 1. Je vais juste apporter
quelques précisions complémentaires :
- à ce stade d'évolution,
le Cocon n'est plus une construction mais un être vivant issue de la
collaboration avec Gaïa. Une première génération
donnant une forme proche de la forme 2 présentée dans la note 1
est en fait une colonie d'êtres simples, un peu comme les éponges.
Une seconde génération, beaucoup plus évoluée et
proche de la forme 1, est en fait un seul être complexe qui se plante et
pousse comme un arbre.
- bien que l'HOMME soit parvenu à se
créer des conditions de vie confortables, tant par l'intérieur
(production de chaleur comme dans le Tumo, peut-être même maîtrise
des transmutations biologiques) que par co-science (régulation du climat à
travers le travail avec les arbres et l'eau), une fonction de protection reste
utile, en particulier lorsque l'esprit n'est plus dans le corps (projection de
l'esprit, rêves profonds, etc.).
- je rappelle que cette fonction de
protection n'est pas liée à des peurs, comme la peur de se faire dévorer
par des animaux pendant qu'on dort ! Sous certaines climats, on peut très
bien s'en passer, s'étendre simplement sous un arbre et projeter son
esprit ailleurs. mais le Cocon reste utile pour une autre raison. Comme il est
lui-même un être vivant fait principalement d'eau, il joue le rôle
d'émetteur-récepteur-amplificateur de certaines informations de
cette réalité physique, créant des résonances entre
nos eaux intérieures et les eaux extérieures. Il est donc un outil
très important pour travailler avec un lieu, d'autant qu'il est lui-même
le fruit d'une collaboration entre l'HOMME et Gaïa. Les
informations que l'HOMME y projette sont rayonnées alentours, même
quand il ne l'occupe plus. C'est ainsi que tout ce que l'homme avait abîmé
est progressivement réhabilité. et puis chacun peut faire dans son
Cocon ce que bon lui semble : faire l'amour, faire de la musique, soigner, se réunir,
préparer et conserver des fruits, des élixirs
Là encore, l'essentiel a été dit dans la note 3, mais
je voudrais apporter quelques précisions :
- l'HOMME a avec
son corps une relation très différente de l'homme :
beaucoup moins identifié à lui, il peut s'en détacher plus
facilement ; mais en même temps il a beaucoup plus conscience que son
corps est la matérialisation de son âme, et il l'habite beaucoup
plus profondément et complètement. Maintenu directement par
l'esprit, le corps n'a plus besoin de nourritures solides. Alain, qui a vécu
pendant quelques semaines une expérience de ce genre, dit à ce
propos : " Il est primordial de souligner que cela ne m'a été
possible que parce que j'étais 'habité' par une 'énergie',
que je décris comme une lumière dorée, proche
vraisemblablement de ce que d'autres appellent l'extase. Cette énergie se
suffit à elle-même ; lorsque tu en fais partie, quels besoins
peux-tu avoir ? Certains ascètes peuvent sans doute se plonger à
volonté dans cette 'lumière'. Une diète totale ne peut se
concevoir sans relations à de telles énergies ".
- dans
la mesure où pour moi l'HOMME est un être profondément
incarné, l'objectif d'une diète totale ne me semble pas
souhaitable. Il continue donc de fluxer, sauf que cela prend pour lui un sens très
différent de simplement subvenir aux besoins du corps, besoins qui on
vient de le voir sont faibles, voire inexistants.
Fluxer a désormais 4 finalités :
- régénérer
le corps après de longues périodes où il n'a pas été
maintenu par l'esprit : sommeil/rêve, projection de l'esprit
C'est
le seul cas où des fluxions matérielles peuvent être nécessaires,
avant tout des fruits bien sûr (frais et séchés), mais aussi
tout le reste selon ce que l'on ressent des besoins du corps : graines (sous
forme germée), fleurs, légumes, insectes, poisson, viande
J'ajoute que les changements intervenus dans le métabolisme, avec prédominance
désormais des transmutations biologiques par rapport aux réactions
chimiques, fait que les quantités à ingérer n'ont pas à
être importantes.
- créer des résonances par rapport à
ce qu'on fait dans la réalité physique. Par exemple un travail
avec le Minéral n'exige pas les même disposition qu'un travail avec
le Végétal. C'est aussi un moyen de pénétrer
l'essence du monde créé et ainsi de se le réapproprier : "
Les objets sont des symboles qui prennent la place d'une réalité
dont la signification est précisément transmise par les objets. La
véritable information n'est pas plus dans les objets que la pensées
n'est dans les lettres ou dans les mots. Ceux-ci sont des moyens d'expression.
Les objets également mais dans un registre différent. "
(l'enseignement de Seth)
- activer/amplifier des talents, des potentialités.
Par exemple ce n'est pas la même chose de travailler à tirer les leçons
du passé, de créer, de rêver, de matérialiser des
intentions
- projeter certaines intentions dans la réalité
physique à travers ce qu'on rejette. C'est évidemment très
différent de la notion primitive de marquage du territoire. C'est charger
ces matières d'informations qui seront captées et propagées
par les organismes qui s'en nourrissent. Ceci est particulièrement
important dans la co-science avec Gaïa pour régénérer
la Terre, créer de nouvelles espèces, etc.
dans ce contexte, les principales fluxions sont :
- les ondes électromagnétiques
(ce qui vient du Soleil, de la Lune, des planètes, des étoiles, de
la Terre elle-même et des organismes vivants) et les ondes acoustiques
(attention, je ne parle pas de son et de lumière qui restent des
nourritures spirituelles comme expliqué ailleurs) ;
- l'air, avec
tout un travail sur la respiration ;
- l'eau, à ne pas considérer
seulement comme une substance chimique, mais à rendre vivante (cf.
Schauberger, Schwenk
) et informée (cf. Benveniste, les élixirs
floraux, etc.).
l'important dans tout ça n'est pas tant le passage d'une nourriture très matérielle chez l'homme à une nourriture moins matérielle chez l'HOMME, que le passage d'une logique de survie à une logique de participation consciente. Chez l'homme, s'alimenter est une manière de nourrir ses peurs. Tandis que chez l'HOMME, fluxer de la 'matière informée' sert à se relier, à coopérer, à jouer avec tout-ce-qui-est.
Nous sommes le rêve d'entités, les âmes
multidimensionnelles (AM), qui expérimentent, apprennent, réalisent
qui elles sont, à travers nos actions dans la réalité
physique. Elles-mêmes sont le rêve d'entités
, et tout
cela est l'expression du principe directeur qui se révèle à
lui-même.
Le jeu s'enrichit sans cesse et n'a pas de fin. Voilà
pourquoi l'HOMME a lui aussi ses défis, aussi énormes que
ceux de l'homme, et qu'il est voué à être dépassé
à son tour par d'autres formes qui se voudront une expression toujours
plus précise et complète du principe créateur
|
défis de l'homme |
dépassement chez l'HOMME |
nouveaux défis |
| découverte de la règle du Jeu de la Création | mise en pratique du JC avec disparition des relations de pouvoir et affirmation de la liberté | révélation de tout-ce-qui-est sous de nouveaux aspects |
| exploration du dilemme union séparation à travers la relation homme-femme | androgynie et noces cosmiques | exploration du dilemme dans une nouvelle dimension, je-nous |
| exploration de la matière dense | exploration de la matière fluide informée | son et lumière, espace et temps |
| exploration séparée des émotions et de la raison | intégration harmonieuse des deux | découverte de potentialités de l'esprit encore insoupçonnées |
La première remarque que m'inspire ce tableau est que l'horizon s'agrandit à mesure qu'on avance. Autrement dit, aller vers l'HOMME n'est pas un aboutissement ; c'est un cheminement au cours duquel l'on voit s'ouvrir de nouveaux chemins qui seront tour à tour explorés. Et ces explorations feront peu à peu entrevoir les limites de l'HOMME et feront naître le rêve de son dépassement dans de nouvelles entités. Dans les méandres de ces temps lointains, j'entrevois deux possibilités, parmi bien d'autres sans doute qui me sont inaccessibles aujourd'hui. Je voit tout d'abord un HOMME métamorphosé apte à se mouvoir dans les espaces intersidéraux aussi facilement que les oiseaux volent dans l'air. Attention, je ne parle pas de vaisseaux spatiaux ni autres accessoires technologiques. Je parle d'un être à la matière non plus solide, non plus liquide, mais de nature électromagnétique, capable de 'chevaucher la lumière'. Cela rejoint l'autre forme future entrevue. Il s'agit d'entités de nature 'ondulatoire' qui occupent tout l'espace et interagissent continuellement les unes avec les autres. Pour emprunter une analogie à la physique quantique, c'est l'incarnation dans la partie 'ondulatoire' de cette réalité physique, après avoir exploré la partie 'corpusculaire'. Après que l'HOMME aura réalisé l'intégration de la vie terrestre, cet au-delà de l'HOMME réalisera l'intégration de cet univers. Alors nous nous révélerons comme les créateurs de cet univers, et nous pourrons le refermer pour en créer de nouveaux
Cette superposition de tout partout passe nécessairement par la résolution du dilemme je-nous. C'est selon moi le défi le plus important et le plus difficile de l'HOMME, aussi difficile et important qu'a été pour l'homme l'exploration de la relation homme-femme. L'homme a beaucoup exploré séparément le 'je' (fermeture du sens intérieur, langage verbal, sujet face à un monde dont il est séparé ) et le 'nous' (abdication de la liberté, comportements de foule ). L'HOMME a lui beaucoup plus de souplesse pour passer de l'un à l'autre, du 'je' au 'nous'. Mais l'exploration de toutes les facettes de 'je-nous' reste à faire. C'est son défi, qu'il aura à travaillé sans relâche, et qu'il rencontrera partout, dans ses relations avec Gaïa, avec les autres HOMMES, avec les AM, etc. Pour mieux comprendre ce dont il s'agit, voici deux exemples de ce dilemme que rencontre déjà l'homme (mais pour lui, je crois ce n'est pas vraiment un défi, et qu'il n'est pas apte à le résoudre). Certains communiquent avec leurs anges gardiens comme s'ils étaient extérieurs à eux. Et bien que beaucoup de ces entités disent qu'elles sont nous, on n'arrive pas à sortir du dilemme : quelque chose qui est censé être nous nous parle comme de l'extérieur et nous communique des informations que parfois l'on ressent comme familières et parfois comme étrangères (cf. typiquement les dialogues avec l'ange). Idem dans les communication avec Gaïa, où l'on est obligé de s'inventer des dévas qui parlent notre langue et abordent des sujets qu'on n'imagine pas appartenant à leur univers ! Bref, je-nous est un vrai défi sur lequel l'HOMME va probablement buter un moment avant de le surmonter. Ce n'est pas le seul. Mais ce que je voulais montrer, c'est juste qu'il ne faut pas imaginer l'HOMME comme une forme achevée de l'homme après quoi tout s'arrête. Ce nouveau monde n'est pas un paradis ennuyeux parce que devenu figé ! C'est un nouveau monde plein de nouveaux défis qu'on espère exaltants ! De toute manière la quête n'a pas de fin. Et comme je l'ai expliqué dans le Jeu de la Création, le seul moyen de surmonter cet abîme de l'éternité, c'est d'apprendre à jouer
Avec cette note se termine le travail préparatoire. En septembre 2000, j'ai commencé l'écriture du livre...
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