les noces du Ciel et de la Terre: 2ème partie

poème de Vahé Zartarian

 


 

 

On dirait...
On dirait un homme mais est-ce bien un homme?
Son corps est ici,
         étendu sur le sable,
         tout baigné de soleil.
Son corps est aussi là,
         flottant dans l'espace,
         baigné du même soleil.

On dirait...
On dirait que sa peau se sublime en bulles iridescentes,
Que sa poitrine s'ouvre,
         pour laisser voir dedans
         un univers d'étoiles.

On dirait...
On dirait que son cur se contracte,
Se contracte tant et tant que jaillissent des flammes.
Cela brûle comme un soleil.
C'est un soleil,
         rayonnant d'amour en flots inextinguibles,
         source de vie sur Terre.

On dirait...
On dirait un homme mais ce n'est pas un homme.
Dieu des étoiles,
Sculpteur de lumière,
Créateur de l'espace et du temps,
La Terre est son enfant,
Dont le cri lui parvient et transperce son cur.

Souviens-toi, dieu des étoiles habillé en homme,
         car cet habit se prête à l'oubli,
Souviens-toi de ta lumière,
         qui éclaire le caché,
         illumine la conscience en déchaînements colorés.
Souviens-toi de la grandeur de l'homme,
         prête à se réveiller à ta flamme,
         pour embraser l'univers d'une sagesse nouvelle.

Depuis des éons nous attendons.
Tu es, ô dieu des étoiles, mon parent et mon enfant.
Je suis, déesse de la Terre, ton parent et ton enfant.

 

 

illustration d'après Zao Wou Ki: 24.04.88


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